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Trahison d'un collègue au travail : comment réagir et transformer l'épreuve en rebond de carrière

  • Photo du rédacteur: José PEREZ GABARRON
    José PEREZ GABARRON
  • 4 juil. 2024
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 févr.


Réagir à la trahison d'un collègue au travail

Ce collègue avec qui vous partagiez vos projets. À qui vous aviez confié vos doutes. Qui connaissait vos ambitions. Il vient de vous poignarder dans le dos. Sabotage, mensonge, vol d'idée, confidence trahie — peu importe la forme, la blessure est la même. Et la question qui vous hante aussi : comment ai-je pu être aussi naïf ?


Respirez. Ce que vous ressentez est normal. Et ce que vous allez faire maintenant va déterminer la suite de votre carrière.


La trahison au travail : un phénomène plus répandu qu'on ne le croit


Vous n'êtes pas seul. Selon une étude OpinionWay, plus d'un salarié français sur deux se déclare « prêt à tout » pour réaliser ses ambitions professionnelles. Et ce « tout » inclut des pratiques que vous préféreriez ignorer :

  • 41% fayotent pour apparaître comme le bon élève en permanence

  • 1 salarié sur 3 est prêt à s'arranger avec la vérité

  • Plus d'1 collaborateur sur 10 dénigre en douce le travail de ses collègues

  • 1 sur 10 répand des rumeurs sur ses « rivaux »


Le plus troublant ? La moitié des Français estime que ce sont les flatteurs, les égoïstes et les hypocrites qui réussissent le mieux en entreprise. Pas les compétents.


Cela ne justifie pas ce qui vous est arrivé. Mais cela explique pourquoi vous n'avez pas vu venir le coup.


Le choc émotionnel : ce qui se passe en vous


La trahison touche quelque chose de profond. Elle ne blesse pas seulement votre ego — elle ébranle vos valeurs fondamentales : confiance, loyauté, honnêteté, respect de la parole donnée.


Les émotions qui suivent sont prévisibles, et toutes légitimes :

  • La stupeur — "Comment a-t-il pu faire ça ?"

  • La colère — envie de confronter, de dénoncer, de riposter

  • La honte — "J'aurais dû voir les signes"

  • La méfiance généralisée — "Plus jamais je ne ferai confiance à un collègue"

  • L'épuisement — ruminations, perte de motivation, envie de fuir


Première règle : ne refoulez pas. Ignorer la douleur ne fait qu'aggraver le stress. Reconnaître ce que vous ressentez est la condition pour avancer.


Les 5 étapes pour réagir avec intelligence


Face à la trahison, l'instinct pousse à la confrontation immédiate ou à la vengeance. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Une réaction à chaud aggrave presque toujours la situation.


1. Prenez du recul (24-48h minimum)

Ne réagissez pas à chaud. Donnez-vous le temps de digérer le choc. Posez-vous ces questions : Qu'est-ce qui s'est réellement passé ? Quels sont les faits, au-delà de mon interprétation ? Quel est l'impact concret sur mon travail et ma réputation ?


2. Documentez les faits

Notez tout : dates, conversations, actions, témoins potentiels. Pas pour alimenter une vendetta — mais parce que vous pourriez en avoir besoin si vous décidez d'en parler à votre hiérarchie ou aux RH. Les faits, pas les émotions.


3. Parlez-en à une personne de confiance

Pas un autre collègue (le risque de propagation est trop élevé). Un ami extérieur à l'entreprise, un mentor, un coach, un thérapeute. Quelqu'un qui peut vous offrir une perspective objective et vous aider à élaborer une stratégie.


4. Évaluez vos options

Vous avez plusieurs choix, et aucun n'est universellement bon ou mauvais :

  • Confronter le collègue — en privé, calmement, avec des faits

  • En référer à la hiérarchie ou aux RH — si l'impact est grave et documenté

  • Prendre de la distance — limiter les interactions, protéger vos informations

  • Considérer un départ — si cette trahison révèle un environnement toxique


5. Agissez avec professionnalisme

Quelle que soit votre décision, restez irréprochable. Pas de représailles, pas de commérages, pas de drama public. Votre intégrité est votre meilleur atout — ne la sacrifiez pas pour une vengeance éphémère.


La question que personne n'ose poser : faut-il partir ?


Voici une vérité inconfortable : la trahison est souvent un symptôme, pas un incident isolé.


Elle peut révéler :

  • Une culture d'entreprise toxique où les coups bas sont normalisés

  • Un management qui ferme les yeux (ou encourage) les comportements déloyaux

  • Un environnement où vos valeurs ne sont pas respectées

  • Une inadéquation profonde entre ce que vous êtes et ce qu'on attend de vous


Si c'est le cas, la trahison n'est pas votre problème principal. Votre problème, c'est d'être au mauvais endroit.


Et peut-être que cette épreuve est le signal d'alarme que vous attendiez — sans oser vous l'avouer.


Transformer la blessure en tremplin


La trahison ferme une porte. Mais elle peut aussi en ouvrir d'autres.


Ce que cette épreuve vous offre, si vous acceptez de la regarder en face :

  • Une clarification de vos valeurs — vous savez maintenant ce qui est non négociable pour vous

  • Une lucidité nouvelle — vous avez perdu des illusions, mais gagné en discernement

  • Un développement de la résilience — vous savez désormais que vous pouvez encaisser

  • Une permission de repenser votre trajectoire — parfois, il faut un choc pour oser se poser les vraies questions

  • Un renforcement de votre réseau authentique — vous savez maintenant qui sont vos vrais alliés


La question n'est pas : "Comment oublier ?" La question est : "Qu'est-ce que je fais de cette expérience ?"


Reprendre la main : le rôle du bilan de compétences


Quand la confiance est ébranlée, il devient essentiel de se réaligner sur soi. De retrouver une boussole interne que personne ne peut vous voler.


Le bilan de compétences offre exactement cela : un espace protégé pour :

  • Comprendre votre fonctionnement — vos valeurs, vos besoins, ce qui vous motive vraiment

  • Valoriser votre parcours — vos compétences ne disparaissent pas parce qu'un collègue vous a trahi

  • Identifier de nouvelles options — peut-être que le bon move, c'est ailleurs

  • Construire un projet aligné — où vous pourrez travailler dans un environnement qui respecte ce que vous êtes


Ce n'est pas fuir. C'est choisir. Transformer une situation subie en décision assumée.


La trahison ne vous définit pas. Votre réponse, si.


Vous n'avez pas choisi d'être trahi. Mais vous choisissez ce que vous faites ensuite.

Vous pouvez rester dans l'amertume, la méfiance généralisée, la rumination. Ou vous pouvez utiliser cette épreuve comme un catalyseur. Pour clarifier ce que vous voulez vraiment. Pour vous autoriser enfin à viser plus haut, ou ailleurs, ou autrement.


La meilleure réponse à une trahison ? Une vie professionnelle épanouie. Pas par vengeance. Par choix.


Chez RH Talents, nous accompagnons celles et ceux qui veulent transformer une épreuve en point d'appui. Le bilan de compétences et le coaching de carrière sont des outils puissants pour reprendre la main — avec justesse et sérénité.



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