top of page
Logo RH Talents

Reconversion après 40 ans au féminin : le guide pour réussir sa deuxième carrière

  • Photo du rédacteur: José PEREZ GABARRON
    José PEREZ GABARRON
  • 22 mars 2024
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 janv.


emploi femmes senior

Vous avez 40 ans, 45 ans, ou plus. Vous avez passé 15 à 20 ans dans le même métier, parfois dans la même entreprise. Et cette petite voix qui vous dit « il doit bien y avoir autre chose » ne vous lâche plus.


Vous n'êtes pas seule. Et non, ce n'est pas « la crise de la quarantaine ».

60% des personnes en reconversion professionnelle sont des femmes. Et la tranche 35-45 ans représente à elle seule près de la moitié des reconversions en France.

Mais voici le paradoxe : alors que les femmes sont les plus nombreuses à se reconvertir, elles sont aussi celles qui estiment le plus que c'est difficile. 74% des femmes pensent que changer de métier est compliqué, contre 60% des hommes.

Cette difficulté perçue n'est pas imaginaire. Elle repose sur des freins bien réels : charge mentale, syndrome de l'impostrice, culpabilité, contraintes financières. Mais elle repose aussi sur une sous-estimation de vos atouts – et ils sont nombreux.


Ce guide vous donne les clés pour transformer cette aspiration en projet concret. Sans naïveté, avec méthode.


1. Pourquoi les femmes de 40-50 ans sont-elles les plus nombreuses à se reconvertir ?


Plusieurs facteurs convergent à cette période de la vie :

Les enfants grandissent

Après des années à jongler entre carrière et vie familiale, l'espace mental se libère. Les enfants deviennent plus autonomes, et avec eux, l'envie de « faire quelque chose pour soi » refait surface.


L'expérience appelle le sens

À 40 ans, vous avez accumulé suffisamment d'expérience pour savoir ce que vous ne voulez plus. L'ennui professionnel, les missions répétitives, le sentiment de plafonner – 64% des femmes qui rêvent de reconversion citent la frustration ou l'ennui comme raison principale.


Le corps parle

Les métiers physiquement exigeants commencent à peser. Et même dans les métiers « de bureau », les signaux d'alerte apparaissent : fatigue chronique, stress, premiers symptômes de burn-out. 38% des femmes se trouvent en état de mal-être mental au travail – deux fois plus que les hommes.


L'horizon reste long

À 40 ou 45 ans, il vous reste 20 à 25 ans de vie professionnelle. C'est le temps d'une carrière entière. Rester dans un métier qui ne vous correspond plus pendant un quart de siècle supplémentaire n'est pas une option raisonnable.

61%

des femmes concrétisent leur reconversion, contre 54% des hommes. Quand elles se lancent, elles vont au bout.


2. Les trois freins qui vous paralysent (et comment les dépasser)


Frein n°1 : Le syndrome de l'impostrice

« Je n'ai pas les compétences. » « Je suis trop vieille pour apprendre. » « Qui voudra de moi dans un nouveau domaine ? »

Ces pensées vous sont familières ? Vous faites partie des 75% de femmes qui ressentent le syndrome de l'imposteur, contre 50% des hommes. Ce n'est pas un manque de compétences – c'est un biais de perception.

93% des femmes entrepreneures déclarent avoir déjà douté de leurs compétences même lorsqu'elles réussissent. Le problème n'est pas votre valeur – c'est votre radar interne qui sous-estime systématiquement ce que vous savez faire.

Comment dépasser ce frein : arrêtez de vous comparer à une version idéalisée d'un candidat qui n'existe pas. Personne ne coche 100% des compétences avant de se lancer. La différence entre vous et ceux qui réussissent leur reconversion ? Ils ont agi malgré le doute.


Frein n°2 : La charge mentale

71% des femmes salariées déclarent une charge mentale élevée. Cette charge ne disparaît pas miraculeusement quand vous décidez de vous reconvertir – elle s'y ajoute.


Les chiffres sont éloquents : 77% des mères citent le suivi de l'éducation des enfants comme source de charge mentale importante. 70% citent les tâches domestiques. Et 66% estiment que leur charge mentale professionnelle impacte leur vie personnelle.


Comment dépasser ce frein : une reconversion ne se fait pas « en plus » de tout le reste. Elle nécessite de dégager du temps et de l'espace mental. Cela implique souvent une renégociation de la répartition des tâches dans le couple, un recadrage des priorités, parfois un accompagnement pour structurer le projet.


Frein n°3 : La culpabilité

« Je ne peux pas prendre ce risque, j'ai une famille à faire vivre. » « Ce serait égoïste de me consacrer à mon projet. » « Je devrais être reconnaissante d'avoir un travail stable. »


La culpabilité est un frein spécifiquement féminin. Elle est renforcée par des années de conditionnement : les femmes doivent d'abord penser aux autres, puis (éventuellement) à elles-mêmes.


Comment dépasser ce frein : prenez conscience que votre épanouissement professionnel n'est pas un luxe égoïste. Une mère qui va au travail avec la boule au ventre chaque matin n'est pas plus disponible pour ses enfants qu'une mère qui s'épanouit dans un nouveau métier. Et les études le confirment : 80% des personnes reconverties se déclarent satisfaites de leur nouvelle carrière.


3. L'atout que vous sous-estimez : votre expérience


À 40 ans, vous avez quelque chose que les jeunes diplômés n'ont pas : 15 à 20 ans d'expérience professionnelle.


« Oui, mais dans un autre domaine », pensez-vous. Et c'est justement là que vous vous trompez.


Une ancienne responsable commerciale qui se reconvertit en formatrice emporte avec elle : la capacité à convaincre, la gestion des objections, l'écoute active, la structuration d'un argumentaire.


Une ancienne infirmière qui devient coach en bien-être au travail emporte : la gestion du stress, l'empathie, l'évaluation des besoins, la capacité à accompagner des personnes en difficulté.


Une ancienne assistante de direction qui se lance dans l'événementiel emporte : la coordination de multiples interlocuteurs, la gestion des priorités, la rigueur organisationnelle, la maîtrise des outils.

60% des reconversions réussies se font vers un métier proche du domaine d'origine. La reconversion radicale est un mythe médiatique. La réalité, c'est la valorisation de compétences existantes dans un nouveau contexte.

Votre maturité professionnelle


À 40 ans, vous savez gérer un conflit, communiquer avec une hiérarchie, respecter des délais, travailler en équipe. Ces « soft skills » ne s'apprennent pas en formation – elles se forgent sur le terrain.


Et contrairement à ce que vous craignez peut-être, les employeurs le savent. 75% d'entre eux estiment que les compétences comportementales favorisent la diversité et l'égalité des chances au recrutement.


4. Les secteurs qui recrutent des profils matures


Certains secteurs valorisent particulièrement l'expérience et la maturité :


La formation et l'accompagnement

Former, coacher, accompagner des personnes en transition : ces métiers requièrent une crédibilité que seule l'expérience peut apporter. Un formateur de 25 ans aura toujours moins d'impact qu'un formateur qui a vécu ce qu'il enseigne.


Les ressources humaines

Recrutement, gestion de carrières, accompagnement au changement : ces fonctions bénéficient d'une vision large du monde du travail et d'une capacité à comprendre des parcours variés.


La santé et le médico-social

Les femmes s'orientent fréquemment vers ces secteurs lors d'une reconversion – et les taux de réussite y sont particulièrement élevés. La dimension « care » résonne avec leur parcours.


L'entrepreneuriat

43,7% des créateurs d'entreprise sont des femmes. L'expérience accumulée devient un atout majeur pour identifier un besoin, construire une offre, et crédibiliser un positionnement.


Le conseil et l'expertise

Devenir consultant dans son domaine d'expertise initial, mais avec une nouvelle forme d'exercice (indépendant, temps partiel, missions ponctuelles) permet de capitaliser sur son expérience tout en gagnant en liberté.


5. La méthode en 5 étapes pour réussir votre reconversion


Étape 1 : Clarifiez ce que vous voulez vraiment

Avant de chercher « vers quoi » vous reconvertir, identifiez « pourquoi » vous voulez changer. Est-ce le métier qui ne convient plus ? L'entreprise ? Le secteur ? Le rythme ? Le mode de management ?

Cette clarification est cruciale : 40% des reconversions n'aboutissent pas à une mobilité ascendante. Souvent parce que le vrai problème n'était pas le métier, mais son contexte d'exercice.


Étape 2 : Faites l'inventaire de vos compétences

Pas seulement vos compétences techniques – vos compétences transférables, vos talents naturels, vos réussites passées. Ce travail d'inventaire est souvent difficile à faire seule, car nous avons tendance à banaliser ce qui nous semble « normal ».


Étape 3 : Explorez les possibles

Enquêtez sur les métiers qui vous attirent. Rencontrez des professionnels. Testez si possible (stages d'observation, missions ponctuelles, bénévolat). La reconversion idéalisée et la reconversion réelle sont parfois très différentes.


Étape 4 : Construisez un plan réaliste

Formation nécessaire ? Durée ? Financement ? Impact sur vos revenus pendant la transition ? Quelle est votre capacité financière à absorber une période de transition ? Ces questions doivent trouver des réponses concrètes, pas des « on verra bien ».


Étape 5 : Faites-vous accompagner

68%

des reconversions réussies ont été précédées d'un accompagnement structuré (bilan de compétences, coaching, conseil en évolution professionnelle).

Ce n'est pas un hasard. L'accompagnement apporte un regard extérieur, une méthode, et surtout une objectivation de vos compétences que vous êtes incapable de faire seule – syndrome de l'impostrice oblige.


6. Le bilan de compétences : l'outil conçu pour les femmes en transition


Le bilan de compétences n'est pas une simple formalité administrative. C'est un espace de 24 heures (réparties sur plusieurs semaines) pour :


  • Révéler des compétences que vous ne voyez plus à force de les utiliser

  • Identifier vos motivations profondes (pas celles que vous pensez avoir)

  • Explorer des pistes auxquelles vous n'auriez jamais pensé seule

  • Valider la faisabilité de votre projet (ou le réajuster)

  • Construire un plan d'action concret et réaliste

83% des personnes ayant réalisé un bilan de compétences affirment que leurs conditions de travail sont meilleures après. Et 61% des femmes pensent qu'un accompagnement de type bilan ou coaching pourrait les aider à sauter le pas.

Le bilan est finançable via votre CPF, sans avoir à demander l'autorisation de votre employeur. C'est un droit, pas une faveur.


Ce qu'il faut retenir


La reconversion après 40 ans n'est ni une fuite, ni un caprice. C'est souvent la décision la plus lucide que vous prendrez dans votre vie professionnelle.

Les freins que vous ressentez – syndrome de l'impostrice, charge mentale, culpabilité – sont réels. Mais ils ne sont pas des fatalités. Ils se travaillent, se dépassent, se transforment.

Et les atouts que vous avez – expérience, maturité, compétences transférables – sont bien plus importants que vous ne le pensez.


La vraie question n'est pas « puis-je me reconvertir à 40 ans ? ». La vraie question est : « puis-je rester 20 ans de plus dans un métier qui ne me correspond plus ? »


👉 Réservez un entretien gratuit pour faire le point sur votre situation et explorer les possibles.

👉 Découvrez le bilan de compétences en ligne : un accompagnement personnalisé, à votre rythme, depuis chez vous.


bottom of page