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Quand faire le point sur sa carrière ?

  • Photo du rédacteur: José PEREZ GABARRON
    José PEREZ GABARRON
  • 12 juil. 2024
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures


quand faire bilan de compétences

Le bon moment pour faire le point sur sa carrière n’est pas forcément une crise ouverte.


C’est souvent le moment où l’on sent que l’on ne veut plus avancer à l’aveugle : besoin de clarifier une évolution, envie de reconversion, perte de sens, fatigue professionnelle ou nécessité de remettre de la cohérence dans son parcours.


Dans ce type de situation, le bilan de compétences peut offrir un cadre structuré pour analyser ses compétences, ses aptitudes et ses motivations afin de définir un projet professionnel et, si nécessaire, un projet de formation. Sa durée est limitée à 24 heures maximum, selon Service-public.


Si vous souhaitez structurer cette réflexion à distance, vous pouvez découvrir le bilan de compétences en ligne proposé par RH Talents.



Il n’y a pas un bon âge, mais un bon niveau de maturité


Faire le point sur sa carrière peut être pertinent à plusieurs moments de la vie professionnelle. Cela ne dépend pas uniquement de l’âge, du statut ou du nombre d’années d’expérience.


Ce qui compte surtout, c’est la présence d’une question professionnelle suffisamment installée pour mériter un vrai temps d’analyse.


Cette question peut prendre plusieurs formes :

  • ai-je encore envie de continuer dans ce métier ?

  • suis-je en train de m’épuiser ?

  • dois-je évoluer, me reconvertir ou simplement ajuster ma trajectoire ?

  • quelles compétences puis-je transférer ailleurs ?

  • comment construire un projet professionnel réaliste ?

  • est-ce que je reste par choix ou par habitude ?


Le besoin de clarification apparaît souvent lorsque ces questions reviennent régulièrement sans trouver de réponse claire dans le quotidien.



1. Quand vous ressentez une lassitude durable


Une fatigue ponctuelle ne suffit pas toujours à engager une démarche approfondie. Tout le monde peut traverser une période de surcharge, de doute ou de démotivation passagère.

En revanche, lorsque la lassitude dure plusieurs mois, elle mérite d’être prise au sérieux.


Certains signes doivent attirer l’attention :

  • perte progressive de motivation ;

  • impression de tourner en rond ;

  • difficulté à se projeter ;

  • sentiment de ne plus être à sa place ;

  • baisse d’énergie durable ;

  • irritabilité ou distance émotionnelle vis-à-vis du travail ;

  • impression de fonctionner en pilote automatique.


Dans cette situation, le bilan de compétences peut aider à distinguer ce qui relève d’un contexte temporaire et ce qui révèle un besoin plus profond d’évolution.


Il ne s’agit pas forcément de changer de métier. Il peut aussi s’agir de retrouver du sens, de repositionner son rôle, de modifier son environnement ou de mieux comprendre ce qui ne fonctionne plus.



2. Quand vous envisagez une reconversion


Le besoin de faire le point devient particulièrement fort lorsque plusieurs pistes existent, mais qu’aucune ne s’impose clairement.


Vous pouvez avoir envie de changer de métier sans savoir vers quoi aller. Vous pouvez aussi avoir une idée, mais ne pas savoir si elle est réaliste. Ou encore hésiter entre plusieurs directions : formation, évolution interne, création d’activité, changement de secteur.


Dans ce cas, le bilan permet de structurer la réflexion.


Il aide notamment à :

  • analyser vos compétences transférables ;

  • clarifier vos motivations ;

  • identifier vos contraintes ;

  • explorer plusieurs pistes ;

  • confronter les projets à la réalité du marché ;

  • construire un plan d’action progressif.


La démarche devient pertinente lorsque la reconversion n’est plus seulement une envie floue, mais une hypothèse que vous souhaitez examiner sérieusement.



3. Quand vous voulez évoluer sans tout casser


Tout le monde ne veut pas “changer de vie”.


Beaucoup de professionnels veulent surtout évoluer sans repartir de zéro. Ils souhaitent ajuster leur trajectoire, gagner en responsabilité, changer de fonction, retrouver de l’intérêt ou mieux utiliser leurs compétences.


Faire le point permet alors de trier plusieurs options :

  • rester dans son entreprise avec un nouveau positionnement ;

  • changer d’environnement sans changer de métier ;

  • évoluer vers une fonction plus cohérente ;

  • préparer une formation courte ;

  • valoriser des compétences déjà acquises ;

  • construire une transition progressive ;

  • retrouver une dynamique dans son poste actuel.


Cette démarche évite les décisions trop radicales prises sous l’effet de la fatigue ou de l’impatience.


Elle permet de distinguer ce qui doit être transformé, ce qui peut être conservé et ce qui mérite d’être exploré autrement.



4. Quand une transition vous est imposée


Certaines situations obligent à se repositionner plus vite que prévu.


Cela peut arriver après :

  • une réorganisation ;

  • une mobilité imposée ;

  • un changement de management ;

  • une perte de poste ;

  • un retour après arrêt ;

  • une période d’usure professionnelle ;

  • une évolution de métier liée aux transformations du secteur ;

  • un changement stratégique dans l’entreprise.


Dans ces moments, beaucoup de personnes agissent dans l’urgence. Elles cherchent une solution rapide, parfois sans avoir pris le temps de comprendre ce qu’elles veulent réellement pour la suite.


Un bilan de compétences peut remettre de la méthode dans une période d’incertitude.

Il aide à reprendre la main sur la trajectoire, même lorsque le point de départ n’a pas été choisi.



5. Quand vous avez besoin d’un plan d’action, pas seulement d’un échange


Certaines personnes ont surtout besoin de parler. Dans ce cas, un échange ponctuel, un conseil, un mentorat ou un Conseil en évolution professionnelle peut suffire.


Mais d’autres situations demandent davantage.


Le bilan devient pertinent lorsque vous avez besoin :

  • d’une analyse structurée ;

  • d’un temps d’exploration ;

  • d’un regard extérieur ;

  • d’un travail sur les compétences ;

  • d’une confrontation au réel ;

  • d’un projet formalisé ;

  • d’un plan d’action.


Le Conseil en évolution professionnelle est un accompagnement gratuit et personnalisé qui permet de faire le point sur sa situation professionnelle et, si nécessaire, d’établir un projet d’évolution professionnelle.


Le CEP et le bilan de compétences peuvent donc être complémentaires, mais ils ne répondent pas toujours au même niveau de besoin.



Quand il vaut mieux attendre un peu


Faire le point ne signifie pas forcément engager immédiatement une démarche complète.

Il peut être préférable d’attendre si :

  • vous êtes dans une urgence émotionnelle très forte ;

  • vous cherchez une réponse immédiate sans disponibilité pour réfléchir ;

  • vous attendez que le consultant décide à votre place ;

  • vous n’êtes pas encore prêt à questionner vos choix ;

  • votre situation nécessite d’abord un accompagnement médical, psychologique ou social ;

  • vous êtes trop épuisé pour vous projeter.


Un bilan produit davantage de valeur lorsque le bénéficiaire peut s’impliquer dans la démarche, prendre du recul et accepter une part d’exploration.


Cela ne signifie pas qu’il faut attendre d’être parfaitement prêt. Mais il faut au moins être disponible pour engager une réflexion sincère sur son parcours, ses contraintes et ses priorités.



Comment savoir si le moment est venu ?


Quelques questions simples peuvent vous aider à évaluer votre situation :

  • Est-ce que ce questionnement revient régulièrement ?

  • Est-ce que je repousse une décision depuis plusieurs mois ?

  • Est-ce que je me sens bloqué dans mon poste actuel ?

  • Est-ce que je veux changer quelque chose sans savoir quoi exactement ?

  • Est-ce que je connais mes compétences transférables ?

  • Est-ce que j’ai besoin de clarifier plusieurs pistes ?

  • Est-ce que je veux prendre une décision plus construite ?

  • Est-ce que je sens que continuer sans recul devient coûteux ?


Si vous répondez oui à plusieurs de ces questions, le bilan de compétences peut constituer un cadre utile.


Il ne promet pas une réponse magique. Il crée un espace structuré pour comprendre, hiérarchiser et décider avec plus de lucidité.



Le bon moment n’est pas toujours le moment idéal


Beaucoup de personnes attendent le “bon moment” pour engager une réflexion professionnelle.


Elles se disent :

  • je le ferai quand j’aurai plus de temps ;

  • quand je serai moins fatigué ;

  • quand mon poste sera plus stable ;

  • quand j’aurai déjà une idée plus claire ;

  • quand la situation deviendra vraiment impossible.


Mais attendre trop longtemps peut parfois renforcer le flou.


Le bon moment n’est pas forcément celui où tout est calme. C’est souvent celui où vous sentez que continuer sans prendre de recul devient plus coûteux que de vous arrêter pour réfléchir.


Faire le point ne signifie pas tout bouleverser. Cela signifie reprendre une marge de choix.



Ce qu’il faut retenir


Faire un bilan de compétences devient pertinent lorsque vous ne voulez plus subir votre trajectoire professionnelle sans repères.


Le bon moment est souvent celui où vous avez besoin de :

  • clarifier ;

  • hiérarchiser ;

  • arbitrer ;

  • vérifier la faisabilité d’un projet ;

  • comprendre ce que vous voulez préserver ou transformer ;

  • passer à l’action avec plus de cohérence.


Le bilan ne sert pas uniquement à changer de métier. Il peut aussi permettre de donner une forme plus solide à une évolution, de confirmer une direction, ou d’éviter une décision trop rapide.



Questions fréquentes


Peut-on faire un bilan de compétences sans vouloir se reconvertir ?

Oui. Un bilan peut servir à confirmer une évolution, repositionner une trajectoire, retrouver de la cohérence dans son parcours ou préparer une mobilité professionnelle.


Le bilan de compétences est-il réservé aux salariés ?

Non. Il peut concerner différents publics : salariés, demandeurs d’emploi, indépendants ou agents publics, selon les dispositifs et les modalités applicables.


Le CEP peut-il remplacer un bilan de compétences ?

Le CEP peut aider à faire un premier point et à s’orienter. Le bilan de compétences va plus loin lorsqu’un travail d’analyse approfondi est nécessaire sur le parcours, les compétences, les motivations et le projet professionnel.


Faut-il déjà avoir un projet clair ?

Non. Beaucoup de personnes commencent justement parce qu’elles n’ont pas encore de projet défini. La démarche aide à faire émerger, comparer et valider des pistes.


Est-ce utile après 40 ou 50 ans ?

Oui. Après plusieurs années de carrière, faire le point peut être particulièrement pertinent pour évoluer, préparer une transition, retrouver du sens ou valoriser son expérience autrement.





 
 
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