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Le réseau professionnel : non, ce n’est pas “se vendre”

  • Photo du rédacteur: José PEREZ GABARRON
    José PEREZ GABARRON
  • 10 nov. 2023
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 déc. 2025

réseau professionnel

Quand on vous dit « active ton réseau »… et que quelque chose se crispe


Il y a des phrases qui tombent mal quand on traverse une période de doute professionnel.« Tu devrais activer ton réseau. »


Sur le papier, le conseil est juste. Dans la réalité émotionnelle, il peut être lourd, culpabilisant, voire violent.


Parce que quand on doute :

  • on ne sait pas toujours ce que l’on cherche,

  • on n’a pas envie de se “mettre en avant”,

  • on se sent parfois illégitime,

  • on a peur de déranger,

  • ou simplement… on est fatigué.


👉 Parler de réseau sans parler de ce que vit la personne, c’est passer à côté de l’essentiel.


Le réseau n’est pas une technique. C’est une relation. Et quand on est en questionnement, la relation commence souvent par soi.


Le réseau, ce n’est pas une obligation morale (et encore moins une performance)


Soyons très clairs :👉 vous n’êtes pas “nul” ou “en retard” si vous n’aimez pas réseauter.


Le réseau n’est pas :

  • une course au nombre de contacts,

  • une aptitude réservée aux extravertis,

  • un jeu social où il faut se forcer à être quelqu’un d’autre.


Beaucoup de personnes compétentes, engagées, humaines, ont un réseau…mais ne savent pas qu’elles en ont un.


Parce qu’on leur a vendu une image du réseau qui ne leur ressemble pas.


La vérité : le réseau fonctionne surtout quand on n’en a pas “besoin”


C’est un point difficile à entendre, mais essentiel.


Le réseau fonctionne mieux :

  • quand il a été entretenu en amont,

  • quand la relation est déjà là,

  • quand la demande n’est pas urgente ou désespérée.


Et c’est précisément pour cela que tant de personnes se sentent démunies quand elles en ont besoin :👉 parce qu’elles arrivent au moment où elles doutent, pas au moment où elles se sentent fortes.


Cette réalité n’est pas une faute. C’est juste… humain.



Et si on arrêtait de parler de “mobiliser son réseau” ?


Mobiliser son réseau donne l’impression :

  • qu’il faut activer un levier,

  • déclencher quelque chose,

  • obtenir un résultat.


Or, dans une période de transition, ce dont on a le plus besoin, ce n’est pas d’un résultat immédiat. C’est de compréhension, de clarté et de sécurité intérieure.


👉 Le réseau peut aider…👉 mais seulement s’il est utilisé comme un espace de dialogue, pas comme un guichet.


Ce que le réseau peut vraiment vous apporter (quand on l’utilise autrement)


Dans les périodes de questionnement, le réseau sert surtout à :

  • comprendre ce qui se passe sur le marché,

  • confronter ses perceptions à la réalité,

  • se sentir moins seul,

  • remettre du mouvement là où tout semble figé.


Et parfois, c’est déjà énorme.


Un échange sincère peut :

  • rassurer,

  • ouvrir une piste,

  • faire émerger une idée,

  • ou simplement redonner confiance.


La question clé avant toute démarche réseau


Avant de contacter qui que ce soit, une question mérite d’être posée, avec douceur : 👉 « Qu’est-ce que j’essaie vraiment de comprendre en ce moment ? »


Pas :

  • « Quel poste je veux absolument ? » Mais plutôt :

  • « Où est-ce que je me sens bloqué ? »

  • « Qu’est-ce qui ne me convient plus ? »

  • « Qu’est-ce que je ne veux surtout plus revivre ? »


Sans cette clarté minimale, le réseau peut devenir source de confusion supplémentaire.


Quand le réseau devient inconfortable : ce n’est pas un hasard


Beaucoup de personnes disent :

« Le réseau, ce n’est pas pour moi. »

En réalité, elles disent souvent :

  • « Je ne sais pas comment me présenter aujourd’hui. »

  • « J’ai peur qu’on me pose des questions auxquelles je n’ai pas encore de réponse. »

  • « Je ne sais pas comment parler de moi sans me sentir imposteur. »


👉 Le problème n’est pas relationnel.👉 Il est identitaire et professionnel.


Le bilan de compétences : remettre de la clarté avant de se montrer


Dans ces moments-là, le bilan de compétences est souvent une étape fondatrice.

Pas pour “préparer un CV”, mais pour :

  • remettre des mots sur son parcours,

  • reconnaître ses compétences (souvent invisibles à ses propres yeux),

  • comprendre ce qui relève du contexte ou de soi,

  • reconstruire un fil cohérent.



👉 Le bilan de compétences en ligne permet cette réflexion en douceur, sans pression sociale, à son rythme.

👉 Le bilan de compétences à Sophia Antipolis est souvent choisi par des profils exigeants, techniques ou cadres, qui ressentent un décalage entre leur valeur réelle et leur reconnaissance.


Une fois la clarté retrouvée, le réseau devient plus simple. Parce que vous savez quoi dire… et quoi ne plus dire.


Le coaching de carrière : quand le réseau touche à la confiance


Parfois, ce qui bloque n’est pas le projet, mais la posture :

  • peur de déranger,

  • difficulté à demander,

  • suradaptation,

  • besoin d’approbation,

  • fatigue émotionnelle.


Le coaching de carrière permet alors de :

  • travailler la relation à soi et aux autres,

  • poser des demandes justes,

  • sortir du “je dois me débrouiller seul”,

  • retrouver une parole professionnelle apaisée.


Une autre manière d’utiliser le réseau (plus humaine)


Voici une approche plus douce, plus réaliste :

  • Parler à une personne à la fois

  • Poser des questions, pas des demandes

  • Demander un regard, pas un poste

  • Accepter de ne pas avoir toutes les réponses

  • Laisser le temps faire son travail


👉 Le réseau n’est pas un accélérateur.👉 C’est un compagnon de route, parfois discret, parfois décisif.


Le réseau n’est pas là pour vous juger


Le réseau n’est pas une épreuve. Ce n’est pas un test de valeur. Ce n’est pas une compétition.


C’est un espace de relations humaines, imparfait, parfois maladroit… mais souvent bienveillant quand on s’y présente avec sincérité.


✨ Et si, au lieu de vous demander« comment activer mon réseau ? » vous vous demandiez : 👉 « De quoi ai-je vraiment besoin pour avancer, là, maintenant ? »


Parfois, la réponse commence par une conversation. Parfois, par un temps de recul. Parfois, par un accompagnement.


Et tout cela… fait déjà partie du chemin.


 
 
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