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Attention ! Managers hypersollicités


manager hypersollicité

Dans le tumulte incessant du monde professionnel, une catégorie de travailleurs se distingue par l'ampleur des défis auxquels elle est confrontée : celle des managers.


Ces derniers, véritables pivots des organisations, se trouvent pris dans une tourmente d'exigences qui dépasse largement les frontières de ce que l'on pourrait considérer comme raisonnable.


Cette situation, loin d'être anecdotique, révèle une problématique de fond quant à la gestion des ressources humaines et à la culture du travail qui prévaut dans nos sociétés modernes.


Une sollicitation hors norme


Il apparaît, au gré d'une étude réalisée avec rigueur par l'IFOP et la SFL, que 22% des managers se trouvent dans un état d'hypersollicitation, un chiffre qui contraste fortement avec les 10% observés chez les autres salariés. Cette donnée n'est pas sans conséquence : elle signale un niveau d'interactions et d'attentes tel que l'équilibre mental et l'efficacité professionnelle des intéressés s'en trouvent gravement altérés. Nous sommes témoins d'une ère où la connectivité perpétuelle, bien que vecteur de progrès, se mue en une source de stress omniprésente, exacerbant les tensions au sein même des équipes qu'ils sont censés mener.


Des relations professionnelles sous tension


Par ailleurs, la qualité des relations interpersonnelles au travail, critère essentiel à l'épanouissement professionnel, semble être mise à mal. Les managers, selon les résultats de l'étude, sont deux fois plus susceptibles de rapporter des tensions avec leurs collègues et supérieurs, un fait qui souligne les répercussions d'une charge de travail mal équilibrée et d'un rythme de réunions jugé excessif. Il en ressort que la convivialité et la solidarité, pierres angulaires d'un environnement de travail harmonieux, sont érodées par cette cadence infernale, mettant en péril le bien-être au travail.


Le spectre du licenciement et le mirage de la rémunération


De plus, l'épée de Damoclès du licenciement plane avec une acuité particulière au-dessus des têtes des managers, alimentant un climat de précarité émotionnelle et professionnelle. La rémunération, souvent envisagée comme un palliatif au stress et à l'insatisfaction, ne suffit pas à compenser les tourments vécus. L'étude démontre que l'écart de bien-être entre les salaires les plus bas et les plus élevés est minime, déconstruisant ainsi le mythe selon lequel l'argent constitue un remède universel aux maux du travail.


Vers des solutions de fond


Face à ce constat alarmant, il devient impératif de repenser les modalités de travail et d'interaction au sein des entreprises. La réorganisation des espaces de travail, en promouvant une ouverture favorisant les échanges constructifs, apparaît comme une première étape vers l'apaisement. De même, une révision des pratiques managériales, en allégeant la charge de travail et en favorisant un dialogue authentique entre managers et direction, s'impose comme une nécessité. Ces mesures, loin d'être des panacées, constituent des pistes de réflexion pour rétablir l'équilibre et la sérénité dans le monde du travail.



En définitive, la question de l'hypersollicitation des managers nous interpelle sur la nature même du travail à l'ère du numérique et sur les valeurs que nous souhaitons promouvoir dans nos organisations. Il s'agit d'un appel à repenser nos modèles, à humaniser nos pratiques et à redéfinir les priorités pour le bien-être collectif.


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